Lundi 31 décembre 2007
Willy Ronis a traversé le siècle avec son appareil photo, et connu toutes les facettes du métier de photographe des années
vingt à nos jours. À travers photographies, films et archives personnelles, il raconte ses souvenirs parisiens et évoque son histoire et celle de ses photographies.
En 1947, il commence à arpenter Belleville, ce qui donnera naissance à un livre culte Belleville-Ménilmontant, maintes fois
réédité depuis 1954. Le tournant des années 1960 amorce une période moins prospère et Willy Ronis quitte Paris en 1972. Il s'installe à l'Isle-sur-la-Sorgue et se consacre dès lors à
l'enseignement et à des reportages en Provence.
C'est alors que surgit l'inattendu. Alors qu'il atteint l'âge de 70 ans, un éditeur lui propose de rassembler ses
photographies dans un livre rétrospectif. Paru en 1980, Sur le fil du hasard obtient le prix Nadar et relance brusquement Willy Ronis sur le devant de la scène. Ses images font l'objet d'un
incroyable engouement, et de nombreuses personnes se reconnaissent sur ses photographies.
Livres, publications, expositions se succèdent, à Paris, New York, Moscou, Oxford. Il décide alors de revenir à Paris, dans
son cher 20e arrondissement, où il vit encore aujourd'hui. Il recommence à photographier, et travaille à la relecture et à la réédition de ses photos.
En 1983, Willy Ronis a légué son oeuvre à l'État français. - Photographe français, Willy Ronis fut membre du groupe des XV. Il s'applique durant toute sa
carrière à photographier le XXe arrondissement de Paris, la classe laborieuse et la Provence.
Photographe, cinéaste, graphiste, peintre : les qualificatifs pleuvent lorsqu'il s'agit de désigner William Klein. Si ce dernier est aujourd'hui avant tout
reconnu comme photographe, il s'est toujours attaché à brouiller les cartes : tour à tour peintre – formé entre autres dans l'atelier de Fernand Léger -, photographe (à partir de 1952, date de
ses premiers travaux abstraits), puis cinéaste (à partir de 1958), Klein n'a cessé de défier les étiquettes et de tenter de mettre au point de « nouveaux objets visuels », à la frontière de la
photographie, du cinéma et de la peinture.